
Curette Calc. Bil. Luer Korte Malléable320 X 5.5MM
CURETTE CALC. BIL. LUER KORTE MALL.320 X 5.5MM
Fiche enrichie par l'IA
La malléabilité de cet instrument permet à l'opérateur d'adapter l'angulation de la tige en peropératoire, afin d'atteindre des calculs biliaires logés dans des segments canalaires difficiles d'accès, notamment les voies biliaires intrahépatiques ou le cholédoque distal. La cupule de 5,5 mm de diamètre est dimensionnée pour saisir et extraire des calculs de taille moyenne sans léser l'épithélium canalaire. Le geste consiste à introduire la curette au-delà du calcul, à positionner la cupule en regard de celui-ci, puis à exercer une traction douce et contrôlée pour ramener le calcul vers la cholédochotomie ou le site d'extraction. Cette technique est employée lors des cholédochotomies ouvertes, mais aussi dans certaines procédures de révision de la voie biliaire principale après cholécystectomie. La longueur totale de 320 mm garantit une portée suffisante pour travailler en profondeur dans l'abdomen, y compris chez les patients présentant une paroi épaisse ou un abord sous-costal droit élargi. L'instrument peut également être utilisé pour explorer méthodiquement la convergence biliaire et s'assurer de l'absence de lithiase résiduelle avant la fermeture du canal. Son utilisation est complémentaire à celle des sondes de Dormia ou des ballonnets d'extraction, notamment lorsque la morphologie du calcul ou la configuration canalaire rend ces alternatives moins efficaces.
La tige de cet instrument est fabriquée en acier inoxydable de qualité chirurgicale, traité pour résister aux cycles répétés d'autoclavage à la vapeur saturée. Sa longueur de 320 mm et son diamètre de travail de 5,5 mm définissent précisément son domaine d'application dans la chirurgie biliaire ouverte. La malléabilité constitue la caractéristique technique centrale : la tige peut être courbée manuellement par le chirurgien avant ou pendant l'intervention, selon la trajectoire canalaire identifiée sur la cholangiographie peropératoire. Cette déformation plastique est stable et reproductible, sans risque de retour élastique intempestif qui pourrait traumatiser la paroi du cholédoque. La cupule bilaterale — désignée par l'abréviation 'Bil.' dans la référence — présente deux faces actives opposées, ce qui permet une extraction dans les deux sens de progression sans nécessiter de rotation complète de l'instrument. Le manche, de conception Luer, offre une prise en main ferme même en présence de bile ou de liquide d'irrigation. La finition de surface est lisse, sans aspérités susceptibles de retenir des débris organiques ou de favoriser la corrosion intergranulaire. Le poids de l'instrument est calibré pour transmettre fidèlement les sensations tactiles au chirurgien, information essentielle pour évaluer la résistance du calcul et la compliance de la paroi canalaire lors de la manœuvre d'extraction.
La chirurgie biliaire ouverte constitue le domaine d'application principal de cet instrument, en particulier lors des cholédochotomies réalisées pour lithiase de la voie biliaire principale. Il est indiqué dans les situations où la sphinctérotomie endoscopique préopératoire n'a pas permis l'extraction complète des calculs, ou lorsque l'anatomie du patient contre-indique l'approche endoscopique. En chirurgie hépatique, il peut être mobilisé lors des résections hépatiques associées à une exploration des voies biliaires intrahépatiques, notamment dans les contextes de lithiase intrahépatique récidivante ou de cholangite sclérosante segmentaire. La gastroentérologie chirurgicale fait également appel à cet instrument lors des révisions de dérivations biliodigestives, telles que les hépaticojéjunostomies sur anse en Y, lorsqu'une lithiase anastomotique ou sus-anastomotique est suspectée. Dans les centres pratiquant la chirurgie biliaire pédiatrique, la malléabilité de la tige permet une adaptation à des anatomies canalaires de plus petite taille, bien que le diamètre de 5,5 mm impose une sélection rigoureuse des indications. La chirurgie de transplantation hépatique peut ponctuellement recourir à cet instrument lors de la vérification peropératoire de la perméabilité des voies biliaires du greffon. Son usage reste réservé aux chirurgiens viscéraux et digestifs formés à la chirurgie biliaire ouverte, en raison du risque de perforation canalaire inhérent à toute instrumentation de la voie biliaire principale.
La désignation de cet instrument associe deux éponymes distincts : Luer et Korte. Le nom Luer renvoie à la maison d'instruments chirurgicaux fondée à Paris au XIXe siècle, dont les créations ont largement influencé la standardisation de l'instrumentation chirurgicale européenne, notamment par la conception de manches et d'embouts devenus des références morphologiques dans de nombreuses familles d'instruments. Le terme 'Luer' appliqué à une curette désigne généralement un profil de manche spécifique, reconnaissable et ergonomique, issu de cette tradition instrumentale. Concernant l'éponyme Korte, il fait vraisemblablement référence au chirurgien allemand Werner Korte (1853–1937), pionnier de la chirurgie biliaire à Berlin, qui a contribué à la codification des techniques d'exploration et d'extraction de la voie biliaire principale à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Korte est notamment associé au développement de gestes opératoires sur le cholédoque qui ont posé les bases de la cholédochotomie moderne. Cependant, l'attribution précise de la conception de cette curette spécifique à l'un ou l'autre de ces acteurs historiques ne peut être confirmée avec certitude à partir des données disponibles dans la littérature instrumentale consultée. Il convient donc de considérer ces éponymes comme des références de lignée instrumentale et de tradition chirurgicale, plutôt que comme une attribution d'invention strictement documentée.
Après chaque utilisation, un prétraitement immédiat est indispensable pour éviter le séchage de la bile et des débris calcaires sur la surface de l'instrument, substances particulièrement corrosives pour l'acier inoxydable en cas de contact prolongé. L'instrument doit être immergé dans une solution enzymatique détergente dès la fin de l'intervention, puis brossé manuellement avec une brosse à soies non métalliques, en portant une attention particulière à la cupule bilatérale et aux jonctions entre la tige et le manche. Le nettoyage en laveur-désinfecteur automatique est recommandé selon les protocoles EN ISO 15883, avec un cycle adapté aux instruments creux ou à géométrie complexe. La malléabilité de la tige impose une vérification systématique de l'absence de fissures ou de zones de fatigue métallique après chaque remise en forme, car les déformations répétées peuvent fragiliser le métal en un point précis. Avant la stérilisation, l'instrument doit être inspecté visuellement sous éclairage adéquat pour détecter toute piqûre de corrosion, ternissement ou déformation résiduelle de la cupule. La stérilisation à la vapeur saturée sous pression (autoclave) à 134 °C selon un cycle de 18 minutes constitue la méthode de référence. L'emballage en sachet ou en conteneur stérile doit protéger la tige d'une déformation accidentelle lors du stockage. La traçabilité de chaque cycle de stérilisation doit être assurée conformément aux exigences réglementaires françaises en vigueur relatives aux dispositifs médicaux réutilisables.
Instruments similaires
Toute la famille Curettes →







