Curette Calc. Bil. Expl.desjardins 280 X 6 mm — REF 14610
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Curettes · Calc

Curette Calc. Bil. Expl.desjardins 280 X 6 mm

REF · 14610
Sous-catégorie
Calc
Description

CURETTE CALC. BIL. EXPL.DESJARDINS 280 X 6 MM

Fiche enrichie par l'IA

Utilisation

Conçue pour l'exploration et l'extraction de calculs biliaires dans les voies biliaires extra-hépatiques, cette curette à double extrémité permet d'intervenir dans le cholédoque et les canaux hépatiques sans repositionnement de l'instrument. La longueur de 280 mm autorise un accès profond dans le champ opératoire abdominal, notamment lors des cholédochotomies ouvertes. La largeur de 6 mm correspond au calibre courant du cholédoque dilaté par lithiase, permettant un curetage circonférentiel de la paroi canalaire sans risque de perforation excessive si le geste est maîtrisé. L'instrument est utilisé pour mobiliser les calculs pigmentaires ou cholestéroliques enclavés, décoller les débris lithiasiques adhérents à la muqueuse biliaire, et vérifier la vacuité du canal après extraction. En peropératoire, il complète l'action de la pince à calculs et de la sonde de Dormia, notamment pour les résidus de petite taille ou les fragments issus d'une lithotritie. Son profil biluminal permet à l'opérateur d'alterner les extrémités selon la localisation du calcul, réduisant le temps opératoire et les manipulations instrumentales dans un champ souvent encombré. L'utilisation requiert une cholangiographie peropératoire préalable pour cartographier la position des calculs et éviter toute manœuvre aveugle dans les voies biliaires intrahépatiques.

Caractéristiques techniques

La longueur totale de 280 mm place cet instrument dans la catégorie des curettes longues, adaptées à la chirurgie abdominale ouverte où la profondeur du champ opératoire impose un manche de préhension étendu. Le diamètre fonctionnel de 6 mm correspond à la taille de la cupule active, dimensionnée pour s'adapter au calibre d'un cholédoque pathologiquement dilaté, généralement entre 8 et 15 mm en contexte lithiasique. La désignation 'Bil.' indique la configuration bilatérale ou double extrémité : deux cupules de curetage sont présentes aux deux extrémités de la tige, pouvant présenter des angulations ou des courbures différentes pour s'adapter à des angles d'attaque variés dans le canal biliaire. La tige est généralement fabriquée en acier inoxydable austénitique de grade chirurgical, garantissant la résistance à la corrosion lors des cycles répétés d'autoclavage à la vapeur saturée. La surface des cupules est lisse pour ne pas traumatiser la muqueuse cholédocienne, contrairement aux curettes à os qui présentent des bords tranchants. Le manche, de section ronde ou légèrement aplatie selon le fabricant, assure une prise en main stable même avec des gants chirurgicaux humides. La référence 14610 identifie cet instrument dans le catalogue de manière univoque, facilitant la gestion des stocks en stérilisation centrale et la traçabilité instrumentale par plateau opératoire.

Spécialités chirurgicales

La chirurgie bilio-digestive ouverte constitue le domaine d'application principal de cet instrument, en particulier lors des cholédochotomies réalisées pour lithiase cholédocienne résiduelle ou primitive. Elle intervient également dans le cadre des révisions de voies biliaires après cholécystectomie, lorsque des calculs migrés dans le cholédoque n'ont pas pu être extraits par voie endoscopique rétrograde (CPRE). En chirurgie hépatique, la curette peut être mobilisée lors de l'exploration des canaux hépatiques droits et gauches en cas de lithiase intrahépatique, bien que l'accès à ces structures impose des conditions anatomiques favorables. La chirurgie de la convergence biliaire, notamment lors de la confection d'une hépaticojéjunostomie, peut nécessiter un curetage préalable des canaux pour assurer une anastomose sur muqueuse saine. En chirurgie pédiatrique, l'utilisation est plus rare et nécessite des instruments de calibre inférieur. La laparoscopie a significativement réduit le recours aux instruments de curetage biliaire à ciel ouvert, mais la chirurgie ouverte reste indiquée en cas d'échec endoscopique, de lithiase volumineuse, de sténose associée ou de contexte anatomique complexe post-opératoire. Les équipes de chirurgie viscérale et digestive, ainsi que les services de chirurgie hépatobiliaire et pancréatique (HBP), constituent les utilisateurs principaux de cet instrument dans les blocs opératoires spécialisés.

Histoire / éponymie

L'éponyme 'Desjardins' rattaché à cet instrument désigne le Dr Abel Desjardins, chirurgien français ayant exercé au tournant du XIXe et du XXe siècle, reconnu pour ses contributions à la chirurgie des voies biliaires à une époque où la cholédochotomie était en plein développement technique. Il est notamment associé à la conception d'instruments dédiés à l'exploration et à l'extraction des calculs biliaires, dans un contexte où la chirurgie biliaire ouverte représentait la seule modalité thérapeutique disponible avant l'avènement de l'endoscopie interventionnelle. Cependant, les données biographiques précises sur Abel Desjardins — dates de naissance et de décès, institution d'exercice, publications originales — ne sont pas formellement documentées dans les sources instrumentales et historiques chirurgicales accessibles. Il convient donc de signaler explicitement que les informations détaillées sur ce praticien restent difficiles à vérifier avec certitude, et qu'une confusion avec d'autres chirurgiens homonymes de la même période ne peut être exclue. La persistance de son nom dans la nomenclature instrumentale contemporaine témoigne néanmoins de l'influence durable de ses travaux sur la standardisation des instruments de chirurgie biliaire, une pratique courante dans l'instrumentation chirurgicale française du début du XXe siècle où les créateurs d'instruments voyaient leur nom associé durablement à leurs conceptions.

Entretien

Après chaque utilisation, un rinçage immédiat à l'eau froide est impératif pour éliminer les résidus biliaires, les débris lithiasiques et les protéines sanguines avant leur dessiccation sur la surface métallique. Les cupules de curetage, en raison de leur géométrie concave, constituent des zones de rétention préférentielles nécessitant un brossage minutieux avec une brosse à poils souples adaptée au diamètre de la cupule, en insistant sur le pourtour interne et la jonction tige-cupule. Le nettoyage en machine à ultrasons avec un détergent enzymatique à pH neutre est recommandé pour déloger les résidus incrustés dans les zones de transition entre le manche et la tige. Après rinçage abondant à l'eau purifiée ou déminéralisée, un séchage complet est nécessaire avant la mise en autoclave pour éviter la formation de taches calcaires sur l'acier inoxydable. La stérilisation à la vapeur saturée sous pression (autoclave) à 134 °C pendant 18 minutes en cycle prion ou 134 °C pendant 3 minutes en cycle standard constitue la méthode de référence, conformément aux recommandations de la SF2H et aux normes EN ISO 17665. Aucune lubrification n'est requise sur cet instrument monobloc sans articulation. Un contrôle visuel systématique avant chaque stérilisation permet de détecter toute déformation de la cupule, fissure de la tige ou début de corrosion par piqûres, signes justifiant le retrait de l'instrument du circuit opératoire et sa mise en réforme documentée.

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