
Curette Calc. Bil. Expl.desjardins 280 X 4 mm
CURETTE CALC. BIL. EXPL.DESJARDINS 280 X 4 MM
Fiche enrichie par l'IA
Conçue pour l'exploration et l'extraction des calculs biliaires dans les voies biliaires principales et secondaires, cette curette à double extrémité permet d'intervenir dans le cholédoque et les canaux hépatiques sans repositionnement de l'instrument. La longueur de 280 mm autorise un accès profond dans le champ opératoire abdominal, notamment lors des cholédochotomies ouvertes. La cuillère de 4 mm de diamètre est dimensionnée pour saisir et mobiliser des calculs de taille moyenne logés dans le cholédoque distal ou au niveau de la convergence biliaire. Le chirurgien progresse le long de la paroi canalaire en effectuant des mouvements de rotation douce et de traction contrôlée afin de décoller le calcul de la muqueuse biliaire sans léser l'épithélium fragile du canal. L'instrument est également employé pour explorer la lumière canalaire à la recherche de débris lithiasiques résiduels après extraction principale, en complément d'un lavage au sérum physiologique et d'un contrôle cholangiographique peropératoire. Son profil bilatéral évite les échanges d'instruments répétés, réduisant le temps opératoire et le risque de contamination du champ. Il s'utilise en chirurgie ouverte conventionnelle, dans des contextes de lithiase cholédocienne symptomatique, de pancréatite biliaire ou de cholangite obstructive nécessitant un abord chirurgical direct.
La longueur totale de 280 mm place cet instrument dans la catégorie des curettes à manche long, adaptées aux cavités abdominales profondes et aux patients présentant un morphotype obèse ou un champ opératoire difficile d'accès. Le diamètre de cuillère de 4 mm correspond à une taille intermédiaire dans la gamme des curettes biliaires, permettant de travailler dans des canaux cholédociens de calibre modéré à dilaté, généralement entre 8 et 15 mm de diamètre interne. La conception bilatérale — désignée par l'abréviation « Bil. » dans la référence — signifie que les deux extrémités du manche portent chacune une cuillère fonctionnelle, orientées selon des angulations différentes ou identiques selon la variante de fabrication, afin de s'adapter à des angles d'attaque distincts dans le canal. Le manche est généralement réalisé en acier inoxydable chirurgical de grade 316L, garantissant la résistance à la corrosion lors des cycles répétés d'autoclavage à la vapeur saturée. La surface de la cuillère est lisse, sans dentelure, afin de ne pas abraser la muqueuse biliaire lors des manœuvres d'extraction. L'équilibre du manche entre les deux cuillères est conçu pour offrir une prise en main stable, réduisant la fatigue lors des explorations prolongées. Le profil de la tige est généralement cylindrique et légèrement effilé vers les extrémités pour faciliter l'introduction dans l'incision cholédocienne.
L'indication principale concerne la chirurgie biliaire ouverte, en particulier la cholédochotomie pratiquée pour lithiase cholédocienne non accessible par voie endoscopique ou après échec de la sphinctérotomie endoscopique rétrograde. Elle intervient également dans la chirurgie de révision après cholécystectomie compliquée de migration lithiasique dans le cholédoque. En chirurgie hépatique, l'instrument peut être mobilisé pour explorer les canaux hépatiques droits ou gauches lors d'une hépatolithiase, pathologie caractérisée par la présence de calculs intrahépatiques, plus fréquente dans certaines populations asiatiques mais rencontrée aussi en contexte européen. Dans le cadre des pancréatites biliaires récidivantes avec obstruction cholédocienne persistante, la curette contribue à la désobstruction mécanique du canal avant anastomose biliodigestive. Elle est également utilisée lors des reprises chirurgicales de sténoses biliaires bénignes avec lithiase associée. La spécialité concernée est principalement la chirurgie viscérale et digestive, avec des interventions ponctuelles en chirurgie hépato-pancréato-biliaire (HPB) spécialisée. Elle ne relève pas de la chirurgie laparoscopique standard, bien que certains centres utilisent des instruments analogues adaptés aux trocarts de grand diamètre.
L'éponyme « Desjardins » attaché à cet instrument désigne très probablement Abel Desjardins, chirurgien français du début du XXe siècle, connu pour ses travaux sur la chirurgie biliaire et notamment pour avoir décrit le point de Desjardins, repère anatomique de surface utilisé pour localiser l'ampoule de Vater lors de l'examen clinique. Il est crédité de contributions importantes à la technique opératoire des voies biliaires à une époque où la cholédochotomie ouverte constituait le seul recours thérapeutique pour la lithiase cholédocienne. Cependant, les sources historiques précises attestant que cet instrument spécifique — la curette biliaire bilatérale d'exploration — ait été conçu ou formalisé directement par Abel Desjardins ne sont pas disponibles dans les références instrumentales courantes. Il est possible que l'éponyme ait été attribué par convention commerciale ou par transmission orale dans les catalogues d'instrumentation chirurgicale française, pratique courante au XIXe et début XXe siècle. Toute affirmation plus précise sur la paternité exacte de la forme de cet instrument nécessiterait une consultation des archives chirurgicales ou des catalogues historiques de fabricants comme Collin ou Mathieu, qui distribuaient ce type d'instrumentation en France.
Après chaque utilisation, l'instrument doit être rincé immédiatement à l'eau froide afin d'éliminer les résidus biologiques — bile, mucus, débris lithiasiques — avant que ceux-ci ne sèchent et n'adhèrent aux surfaces métalliques. Un trempage dans une solution enzymatique multienzymes pendant le temps préconisé par le fabricant du détergent permet de décoller les protéines résiduelles incrustées dans les jonctions entre la cuillère et la tige. Le nettoyage mécanique s'effectue à l'aide d'une brosse à poils souples adaptée au diamètre de la cuillère, en insistant sur la face interne concave où les dépôts biologiques s'accumulent préférentiellement. Un rinçage abondant à l'eau déminéralisée élimine les résidus de détergent susceptibles de provoquer une corrosion de surface sur l'acier inoxydable. Le séchage doit être complet avant conditionnement, car toute humidité résiduelle favorise l'oxydation aux points de contact entre les deux extrémités et le manche. La stérilisation recommandée est la stérilisation à la vapeur d'eau saturée en autoclave, cycle 134 °C pendant 18 minutes selon la norme EN 13060, compatible avec l'acier inoxydable 316L. L'inspection visuelle avant chaque stérilisation doit vérifier l'absence de déformation des cuillères, de fissures sur la tige ou de piqûres de corrosion. Tout instrument présentant une déformation même minime doit être retiré du circuit opératoire, car une cuillère déformée peut léser la muqueuse biliaire lors de l'exploration canalaire.
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