Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 9 mm — REF 14608
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Curettes · Calc

Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 9 mm

REF · 14608
Sous-catégorie
Calc
Description

CURETTE CALC. BIL. DRAG.DESJARDINS 300 X 9 MM

Fiche enrichie par l'IA

Utilisation

Conçue pour l'extraction des calculs biliaires par voie chirurgicale ouverte, cette curette à double extrémité permet d'explorer et de curer les voies biliaires extra-hépatiques, notamment le cholédoque et le canal hépatique commun. La forme en dragée de ses cupules facilite le décollement et la mobilisation des calculs enclavés dans les parois canalaires sans traumatiser l'épithélium biliaire fragile. Lors d'une cholédocotomie, le chirurgien introduit l'extrémité active dans la lumière du canal cholédoque pour racler les dépôts lithiasiques et les débris pigmentaires adhérents à la muqueuse. La longueur de 300 mm garantit une portée suffisante pour atteindre les segments distaux du cholédoque, y compris la région péri-ampullaire, sans nécessiter une traction excessive sur les berges de l'incision. L'instrument est également utilisé pour vérifier la perméabilité canalaire après extraction lithiasique, en balayant doucement la lumière pour détecter d'éventuels fragments résiduels. Son profil bilatéral offre deux diamètres ou deux courbures complémentaires sur un seul manche, réduisant le nombre d'instruments sur le champ opératoire et optimisant le temps de procédure lors des cholédocolithotomies complexes.

Caractéristiques techniques

La longueur totale de l'instrument est de 300 mm, avec une largeur de cupule de 9 mm, dimensionnée pour s'adapter à la lumière d'un cholédoque dilaté tout en restant maniable dans un espace opératoire contraint. La conception bilatérale (Bil.) signifie que les deux extrémités du manche portent chacune une tête active fonctionnelle, ce qui distingue cet instrument des curettes simples à extrémité unique. La forme dite 'dragée' (Drag.) désigne un profil de cupule ovale et légèrement bombé, dont le contour arrondi sans arête vive minimise le risque de perforation ou de déchirure de la paroi canalaire lors des mouvements de curetage. Le manche est généralement usiné en acier inoxydable chirurgical de grade 316L ou équivalent, garantissant la résistance à la corrosion lors des cycles répétés d'autoclavage à la vapeur. La surface du manche présente habituellement un moletage ou un guilloché pour assurer la préhension même en présence de liquide biliaire ou de sang. Le profil de la tige est suffisamment rigide pour transmettre les forces de traction sans flexion parasite, tout en conservant une légère élasticité permettant de suivre la courbure naturelle du cholédoque. La référence fabricant 14608 identifie précisément cette configuration dimensionnelle et morphologique dans le catalogue.

Spécialités chirurgicales

Cet instrument s'inscrit principalement dans le champ de la chirurgie hépato-bilio-pancréatique (HBP), et plus spécifiquement dans les interventions portant sur les voies biliaires extra-hépatiques. Il est indiqué lors des cholédocolithotomies ouvertes pratiquées pour lithiase cholédocienne symptomatique, notamment en cas d'échec ou de contre-indication à l'extraction endoscopique par sphinctérotomie (CPRE). Il peut également intervenir lors de la révision chirurgicale des voies biliaires après cholécystectomie, ou dans le cadre de dérivations bilio-digestives (hépaticojéjunostomie) lorsqu'un nettoyage canalaire préalable est requis. En chirurgie pédiatrique, des instruments de gabarit similaire mais de dimensions réduites sont utilisés pour les pathologies lithiasiques rares chez l'enfant. Dans certains contextes de chirurgie d'urgence, notamment lors d'angiocholites obstructives sévères, la curette permet un curetage rapide et efficace du cholédoque avant mise en place d'un drainage de Kehr. Les chirurgiens viscéraux et digestifs spécialisés en HBP constituent le principal corps d'utilisateurs, mais les chirurgiens généralistes pratiquant des actes biliaires ouverts peuvent également recourir à cet instrument. Son usage est strictement réservé à la chirurgie ouverte ; il n'est pas adapté aux abords laparoscopiques.

Histoire / éponymie

L'éponyme 'Desjardins' rattaché à cet instrument désigne le chirurgien français Abel Desjardins (1870–1940), qui a exercé à Paris au début du XXe siècle et s'est illustré dans le domaine de la chirurgie biliaire et pancréatique. Il est notamment associé au point de Desjardins, repère anatomique de surface utilisé pour localiser la tête du pancréas et l'ampoule de Vater, ce qui témoigne de son intérêt clinique pour la région hépato-bilio-pancréatique. La conception de curettes spécifiquement adaptées à l'extraction des calculs cholédociens lui est attribuée dans la littérature instrumentale française, bien que les sources primaires détaillant l'évolution exacte du design de cet instrument soient peu documentées dans les catalogues contemporains. Il convient de noter que les informations biographiques précises sur Abel Desjardins restent partielles dans les sources accessibles, et qu'une vérification auprès d'archives médicales historiques françaises serait nécessaire pour confirmer l'ensemble des attributions instrumentales portant son nom. La dénomination 'Desjardins' est néanmoins solidement établie dans la nomenclature instrumentale francophone et reconnue par les fabricants spécialisés en instrumentation biliaire.

Entretien

Après chaque utilisation, l'instrument doit faire l'objet d'un rinçage immédiat à l'eau tiède pour éliminer les résidus biliaires, les fragments lithiasiques et les débris organiques susceptibles de sécher et d'adhérer aux cupules ou aux jonctions entre la tête active et la tige. Un nettoyage manuel à la brosse est recommandé pour les zones de moletage du manche et pour l'intérieur des cupules, en utilisant un détergent enzymatique compatible avec l'acier inoxydable chirurgical. Le passage en laveur-désinfecteur automatique (LDA) selon les cycles validés par le service de stérilisation constitue l'étape suivante, avec vérification de l'absence de dépôt résiduel avant le conditionnement. La stérilisation s'effectue par autoclavage à la vapeur d'eau saturée, typiquement à 134 °C pendant 18 minutes en cycle prion si le contexte l'exige, ou selon le protocole standard de l'établissement. Avant chaque stérilisation, il est impératif de contrôler l'intégrité des cupules : toute ébréchure, déformation ou fissure de la surface active constitue un motif de mise au rebut, car une arête vive pourrait lacérer la muqueuse canalaire. La lubrification des articulations n'est pas applicable à cet instrument monobloc, mais un contrôle visuel de l'absence de corrosion pitting sur l'acier doit être réalisé périodiquement. La traçabilité de chaque cycle de stérilisation doit être assurée conformément aux exigences réglementaires françaises en vigueur (BPPH, normes NF EN ISO 17664).

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