Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 8 mm — REF 14607
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Curettes · Calc

Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 8 mm

REF · 14607
Sous-catégorie
Calc
Description

CURETTE CALC. BIL. DRAG.DESJARDINS 300 X 8 MM

Fiche enrichie par l'IA

Utilisation

Conçue pour le curetage des calculs biliaires résiduels dans les voies biliaires, cette curette à double extrémité permet d'explorer et de désobstruer les canaux cholédoque et hépatiques communs lors d'interventions sur les voies biliaires extra-hépatiques. Sa longueur de 300 mm autorise un accès profond dans les voies biliaires sans nécessiter une incision élargie, tandis que son diamètre de 8 mm correspond aux dimensions anatomiques courantes du cholédoque dilaté. Le chirurgien l'utilise typiquement après cholédochotomie pour mobiliser et extraire des calculs enclavés dans la portion distale du cholédoque ou dans les canaux hépatiques droits et gauches. La conception bilatérale — deux extrémités actives opposées — permet d'alterner entre différentes angulations de curetage sans changer d'instrument, réduisant le temps opératoire et les manipulations intracanalaires. Elle intervient également lors de révisions chirurgicales pour lithiase résiduelle post-cholécystectomie, en complément de la cholangiographie peropératoire. L'instrument travaille sur un épithélium biliaire fragile, ce qui impose des mouvements de curetage doux et contrôlés pour éviter toute perforation canalaire ou lésion de la muqueuse cholédocienne. Son utilisation s'inscrit dans un protocole incluant irrigation au sérum physiologique et contrôle cholangiographique ou cholangioscopi­que de la vacuité canalaire en fin d'intervention.

Caractéristiques techniques

La longueur totale de 300 mm place cet instrument dans la catégorie des curettes à manche long, adaptées aux interventions abdominales ouvertes où la profondeur du champ opératoire impose un recul instrumental significatif. Le diamètre actif de 8 mm correspond à une taille intermédiaire dans la gamme des curettes biliaires, compatible avec un cholédoque modérément dilaté sans risque de traumatisme pariétal excessif. La désignation 'Calc. Bil.' confirme la destination exclusive à la pathologie lithiasique biliaire, distinguant cet instrument des curettes à usage osseux ou gynécologique de morphologie similaire. La configuration 'Drag.' — vraisemblablement pour 'dragée' ou profil arrondi de la cupule — indique une extrémité active à bord non tranchant, conçue pour glisser contre la paroi canalaire et mobiliser le calcul par traction plutôt que par grattage agressif. La double extrémité ('Bil.' pour bilatérale) offre deux cupules de géométrie potentiellement différente sur un même manche, optimisant la polyvalence sans multiplication des instruments sur le champ. Le corps de l'instrument est vraisemblablement fabriqué en acier inoxydable chirurgical de grade 316L ou équivalent, garantissant la résistance à la corrosion lors des cycles de stérilisation répétés à la vapeur saturée. Le manche présente une surface moletée ou striée permettant une préhension stable même en conditions de gantage double. La référence fabricant 14607 identifie cet instrument de manière univoque dans les catalogues de commande et les fiches de composition de boîtes chirurgicales.

Spécialités chirurgicales

La chirurgie biliaire ouverte constitue le domaine d'application principal de cet instrument, notamment lors des cholédochotomies réalisées pour lithiase cholédocienne symptomatique, angiocholite obstructive ou pancréatite biliaire avec calcul enclavé dans le bas cholédoque. Les chirurgiens viscéraux et digestifs l'intègrent dans leurs boîtes de voies biliaires aux côtés des sondes de Dormia, des dilatateurs de Bakes et des pinces à calculs de type Randall. Dans le contexte de la chirurgie hépatique, cette curette peut être mobilisée lors de résections hépatiques nécessitant une exploration des canaux biliaires sectoriels ou segmentaires, notamment en cas de lithiase intra-hépatique associée. La chirurgie de transplantation hépatique peut également y recourir lors de la reconstruction biliaire si des calculs résiduels du greffon doivent être évacués avant anastomose. Bien que la cholangioscopie peropératoire et les techniques mini-invasives (CPRE, lithotritie) aient réduit la fréquence des cholédochotomies ouvertes dans les centres équipés, cet instrument reste indispensable dans les établissements pratiquant la chirurgie biliaire conventionnelle, en situation d'urgence ou lorsque les approches endoscopiques ont échoué. La pédiatrie chirurgicale peut y recourir avec précaution dans les rares cas de lithiase biliaire de l'enfant nécessitant une exploration chirurgicale ouverte des voies biliaires.

Histoire / éponymie

L'éponyme 'Desjardins' associé à cet instrument désigne le Dr Abel Desjardins, chirurgien français du début du XXe siècle ayant contribué à la standardisation de l'instrumentation pour la chirurgie des voies biliaires, période durant laquelle la cholédochotomie ouverte représentait la seule approche disponible pour la lithiase cholédocienne. Desjardins est notamment associé à la conception de pinces et curettes spécifiques à la chirurgie biliaire, son nom étant resté attaché à plusieurs instruments de cette famille dans la nomenclature chirurgicale francophone. Cependant, les données biographiques précises concernant Abel Desjardins — dates de naissance et de décès, institution d'exercice, publications originales décrivant cet instrument — ne sont pas disponibles dans les sources instrumentales courantes consultées pour la rédaction de cette fiche. Il convient donc de signaler explicitement cette limite plutôt que d'avancer des informations non vérifiées. La persistance de cet éponyme dans les catalogues contemporains témoigne de l'ancrage historique de la nomenclature chirurgicale française, qui conserve les noms de concepteurs même lorsque les instruments ont subi des évolutions de fabrication et de matériaux depuis leur conception originale.

Entretien

Après chaque utilisation, un rinçage immédiat à l'eau froide permet d'éliminer les résidus biliaires, de bile pigmentaire et de débris calciques avant leur séchage sur les surfaces métalliques. Le trempage dans une solution enzymatique multienzymes pendant le temps préconisé par le fabricant du détergent assure la dégradation des protéines et lipides biliaires incrustés dans les anfractuosités des cupules et du manche moletté. Le nettoyage manuel aux brosses adaptées — notamment dans les cupules des deux extrémités actives et à la jonction manche-tige — précède ou complète le passage en laveur-désinfecteur automatique selon le protocole du service de stérilisation. L'inspection visuelle post-nettoyage doit vérifier l'absence de déformation des bords des cupules, de fissures sur la tige ou de corrosion naissante, signes imposant le retrait de l'instrument du circuit opératoire. La stérilisation à la vapeur saturée sous pression (autoclave, cycle 134 °C, 18 minutes en France selon les recommandations en vigueur) constitue la méthode de référence pour cet instrument en acier inoxydable. Le conditionnement en sachet ou en container rigide doit respecter les règles de disposition évitant tout contact entre les extrémités actives et d'autres instruments métalliques susceptibles de provoquer des chocs ou déformations. La traçabilité de chaque cycle de stérilisation doit être assurée conformément aux exigences réglementaires françaises relatives aux dispositifs médicaux réutilisables.

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