Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 7 mm — REF 14606
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Curettes · Calc

Curette Calc. Bil. Drag.desjardins 300 X 7 mm

REF · 14606
Sous-catégorie
Calc
Description

CURETTE CALC. BIL. DRAG.DESJARDINS 300 X 7 MM

Fiche enrichie par l'IA

Utilisation

Conçue pour l'extraction mécanique des calculs biliaires dans les voies biliaires extrahépatiques, cette curette à double extrémité permet d'agir sur deux angles d'attaque distincts sans repositionner l'instrument. Le chirurgien l'engage dans le cholédoque ou le canal cystique après cholédochotomie, en orientant la cupule vers le calcul enclavé. Le mouvement de raclage ou de curetage ramène le calcul vers l'orifice d'extraction, en évitant une pression excessive sur la paroi muqueuse biliaire, particulièrement fragile et sujette aux déchirures. La longueur totale de 300 mm garantit une portée suffisante pour atteindre les segments distaux du cholédoque, y compris en présence d'un abord sous-costal droit profond ou chez des patients à morphologie obèse. La double orientation des extrémités actives facilite le travail dans des angles anatomiques contraignants, notamment au niveau de la convergence biliaire ou de la portion rétroduodénale du cholédoque. Elle peut également être utilisée pour explorer et nettoyer la voie biliaire principale après extraction lithiasique, afin de vérifier l'absence de résidu calcaire ou de débris cholestéroliques. Son emploi s'inscrit dans les cholécystectomies ouvertes avec exploration de la voie biliaire principale, ainsi que dans certaines révisions chirurgicales de lithiases résiduelles.

Caractéristiques techniques

La longueur de travail de 300 mm et le diamètre actif de 7 mm définissent précisément le gabarit de cette curette, dimensionnée pour s'adapter au calibre habituel d'un cholédoque dilaté par lithiase, généralement compris entre 8 et 15 mm de diamètre interne. Les deux extrémités actives, orientées en sens opposé ou selon des angulations complémentaires, constituent la spécificité fonctionnelle de la désignation « Bil. » (bilatérale) et « Drag. » (dragée ou dragage), indiquant une conception pour le curetage et l'extraction par traction douce. La tige est rigide, ce qui assure une transmission directe de la force appliquée sans déformation lors du contact avec un calcul résistant. Le matériau de fabrication est l'acier inoxydable chirurgical, compatible avec les cycles d'autoclavage à la vapeur saturée à 134 °C. La surface de la tige est lisse pour limiter l'accrochage des tissus lors du passage dans la lumière biliaire. Les cupules ou extrémités actives présentent des bords arrondis afin de réduire le risque de perforation pariétale. La référence 14606 identifie un modèle standardisé dans les catalogues d'instrumentation biliaire, bien que des variantes de courbure ou de diamètre existent selon les fabricants. Le poids de l'instrument reste faible, favorisant la sensibilité tactile du chirurgien lors de la progression dans la voie biliaire.

Spécialités chirurgicales

La chirurgie biliaire ouverte constitue le domaine d'application principal de cet instrument, en particulier lors des cholédochotomies réalisées pour lithiase de la voie biliaire principale non accessible par voie endoscopique. Elle intervient également dans les reprises chirurgicales après sphinctérotomie endoscopique insuffisante ou en cas de calculs volumineux, multiples ou enclavés dans la portion intrapancréatique du cholédoque. En chirurgie hépatique, elle peut être mobilisée lors de résections hépatiques associées à une exploration biliaire, notamment pour nettoyer les canaux biliaires sectoriels ou segmentaires avant anastomose bilio-digestive. La chirurgie pédiatrique biliaire, bien que rare, peut recourir à des curettes de diamètre réduit pour des pathologies telles que le kyste du cholédoque avec lithiase associée. En dehors de la chirurgie biliaire stricte, certaines équipes l'utilisent en chirurgie pancréatique lors de wirsungotomies avec extraction de calculs pancréatiques, bien que des instruments dédiés soient préférables pour ce geste. La laparoscopie avancée avec exploration de la voie biliaire principale par abord transcystique ou par cholédochotomie laparoscopique peut également nécessiter des curettes adaptées, mais la longueur de 300 mm et la rigidité de cet instrument le destinent prioritairement à la chirurgie ouverte conventionnelle.

Histoire / éponymie

L'éponyme « Desjardins » rattaché à cet instrument désigne très probablement Abel Desjardins, chirurgien français du début du XXe siècle, connu pour ses travaux sur la chirurgie des voies biliaires et du pancréas. Il est notamment associé à la description d'un point douloureux cholédocien, dit « point de Desjardins », situé sur la ligne ombilico-axillaire droite, utilisé dans le diagnostic clinique des affections bilio-pancréatiques. Son activité chirurgicale l'a conduit à concevoir ou à populariser plusieurs instruments dédiés à l'exploration et au nettoyage des voies biliaires, dont des curettes portant son nom. Cependant, il convient d'être précis : la documentation historique détaillée sur l'attribution exacte de la conception de cette curette spécifique à Abel Desjardins reste parcellaire dans les sources disponibles. Il n'est pas possible de confirmer avec certitude si Desjardins en est l'inventeur direct ou si son nom a été associé ultérieurement à un modèle standardisé par les fabricants d'instrumentation chirurgicale. Cette pratique d'éponymie instrumentale, courante en chirurgie française du XIXe et du XXe siècle, ne s'accompagne pas toujours d'une traçabilité documentaire rigoureuse. Les catalogues d'instrumentation perpétuent ces dénominations sans nécessairement en retracer l'origine historique précise.

Entretien

Après chaque utilisation, la curette doit être rincée immédiatement à l'eau froide afin d'éliminer les résidus biologiques, notamment la bile, le mucus biliaire et les fragments calcaires, avant que ceux-ci ne sèchent et n'adhèrent aux surfaces métalliques. Un trempage dans une solution enzymatique multienzymes pendant le temps préconisé par le fabricant du détergent permet de décoller les résidus protéiques et lipidiques incrustés dans les jonctions entre la tige et les extrémités actives. Le brossage manuel avec une brosse à soies non abrasives doit cibler les cupules et les zones de transition tige-tête, où les dépôts calcaires ou biliaires s'accumulent préférentiellement. Le passage en laveur-désinfecteur automatique selon le cycle validé pour les instruments creux ou semi-creux est recommandé, bien que cet instrument soit plein et non creux. L'inspection visuelle post-nettoyage doit vérifier l'absence de déformation des cupules, de fissures sur la tige ou de corrosion localisée, signes d'usure nécessitant le retrait de l'instrument du circuit. La stérilisation s'effectue à la vapeur saturée sous pression à 134 °C pendant 18 minutes en cycle prion si nécessaire, ou selon le protocole standard de l'établissement. Le conditionnement en sachet ou en container adapté protège l'instrument des chocs mécaniques susceptibles de déformer les extrémités actives. La traçabilité de chaque cycle de stérilisation doit être assurée conformément aux exigences réglementaires françaises en vigueur.

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