Curette Calc. Bil. Desjardins Mss 260 X 10 mm — REF 14603
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Curettes · Calc

Curette Calc. Bil. Desjardins Mss 260 X 10 mm

REF · 14603
Sous-catégorie
Calc
Description

CURETTE CALC. BIL. DESJARDINS MSS 260 X 10 MM

Fiche enrichie par l'IA

Utilisation

Conçue pour le curetage des calculs biliaires résiduels dans les voies biliaires, cette curette à double extrémité active permet d'explorer et de nettoyer mécaniquement le cholédoque ou les canaux hépatiques après cholécystectomie ou cholédochotomie. Sa longueur de 260 mm autorise un accès profond dans les voies biliaires intrahépatiques sans nécessiter de repositionnement de la main opératoire. Le diamètre de 10 mm de la cupule est adapté au calibre habituel d'un cholédoque dilaté par lithiase, permettant d'engager et d'extraire des calculs de taille moyenne à grande. Le chirurgien effectue des mouvements de raclage doux contre la paroi canalaire pour décoller les concrétions adhérentes, puis des mouvements de traction contrôlée pour les ramener vers l'ouverture cholédochotomique. La double extrémité bilaterale (Bil.) offre deux cupules de géométrie potentiellement différente, permettant d'adapter le geste selon l'orientation anatomique du calcul ou la configuration du canal. Cet instrument est utilisé en chirurgie ouverte de la voie biliaire principale, en complément d'une irrigation au sérum physiologique et d'un contrôle cholangiographique peropératoire pour confirmer la vacuité canalaire. Il intervient également lors de réinterventions pour lithiase résiduelle, dans des contextes où la souplesse d'un cathéter à ballonnet serait insuffisante face à des calculs enclavés ou volumineux.

Caractéristiques techniques

La longueur totale de 260 mm place cet instrument dans la catégorie des curettes à manche long, indispensables pour atteindre les voies biliaires sans encombrer le champ opératoire lors d'une laparotomie sous-costale droite ou médiane. Le diamètre de cupule de 10 mm correspond à une taille standard pour la chirurgie biliaire ouverte adulte, compatible avec un cholédoque modérément à fortement dilaté. La désignation « Bil. » (bilatérale) indique la présence de deux extrémités actives fonctionnelles, ce qui réduit le nombre d'instruments à passer en cours d'intervention et limite les échanges au niveau du champ stérile. La conception Desjardins implique un manche de section ronde ou légèrement aplatie, offrant une prise en main stable lors des manœuvres de rotation et de traction. L'instrument est fabriqué en acier inoxydable chirurgical, matériau standard pour les instruments de ce type, garantissant une résistance à la corrosion lors des cycles répétés d'autoclavage à la vapeur. Les bords de la cupule sont arrondis pour éviter toute perforation de la paroi canalaire, particulièrement fragile en cas d'inflammation chronique liée à une lithiase ancienne. Le profil de la tige est rigide, ce qui le distingue des sondes souples de Dormia et lui confère une force de traction suffisante pour mobiliser des calculs enclavés dans un canal fibreux.

Spécialités chirurgicales

Cet instrument appartient au plateau opératoire de la chirurgie digestive et hépatobiliaire, plus précisément aux interventions portant sur la voie biliaire principale. Il est mobilisé lors des cholédochotomies pour lithiase du cholédoque, des révisions de voie biliaire principale après cholécystectomie compliquée, et des réinterventions pour calculs résiduels diagnostiqués en postopératoire par cholangiographie ou bili-IRM. En chirurgie pédiatrique, son utilisation est limitée en raison du diamètre de cupule de 10 mm, inadapté aux voies biliaires de petit calibre. Dans le contexte de la chirurgie oncologique, il peut être utilisé lors de dérivations bilio-digestives pour libérer mécaniquement un canal hépatique d'un calcul obstructif avant anastomose. Les services de chirurgie viscérale et digestive des centres hospitaliers universitaires et des cliniques pratiquant la chirurgie biliaire ouverte constituent le cadre d'utilisation principal. En chirurgie laparoscopique, cet instrument n'est pas adapté ; des variantes spécifiques à trocart ou des techniques endoscopiques (CPRE) lui sont préférées. Il peut également être présent dans les blocs opératoires de chirurgie d'urgence pour la prise en charge des angiocholites obstructives nécessitant une décompression chirurgicale rapide de la voie biliaire principale.

Histoire / éponymie

L'éponyme Desjardins désigne un chirurgien français du début du XXe siècle ayant contribué à la standardisation des instruments de chirurgie biliaire. Plusieurs sources historiques attribuent ce nom à Abel Desjardins, chirurgien parisien actif dans les années 1900-1920, qui a décrit et popularisé des instruments de curetage et de sondage des voies biliaires à une époque où la chirurgie biliaire ouverte constituait le seul recours thérapeutique pour la lithiase cholédocienne. Cependant, les données biographiques précises concernant Abel Desjardins et l'attribution formelle de cet instrument à sa conception restent difficiles à vérifier avec certitude dans la littérature chirurgicale historique disponible ; cette information est fournie sous réserve de confirmation par des sources primaires spécialisées en histoire de la chirurgie française. La curette de Desjardins s'est imposée comme instrument de référence dans les plateaux de chirurgie biliaire tout au long du XXe siècle, avant que le développement de la cholécystectomie laparoscopique et de la sphinctérotomie endoscopique ne réduise progressivement les indications de la cholédochotomie ouverte. Elle reste néanmoins présente dans les blocs pratiquant la chirurgie biliaire conventionnelle, notamment pour les cas complexes ou les contre-indications à l'approche mini-invasive.

Entretien

Après chaque utilisation, un rinçage immédiat à l'eau froide permet d'éliminer les résidus biologiques, notamment les débris de calculs biliaires et la bile, avant que ceux-ci ne sèchent et n'adhèrent aux cupules ou à la jonction tige-manche. Le trempage dans une solution enzymatique détergente pendant le temps préconisé par le fabricant du produit facilite le décollement des résidus protéiques et lipidiques présents dans la bile. Le nettoyage manuel à la brosse doit porter une attention particulière à l'intérieur des cupules et à la zone de sertissage entre la cupule et la tige, zones de rétention privilégiées. Le passage en laveur-désinfecteur automatique est recommandé selon les protocoles en vigueur dans l'établissement, en vérifiant la compatibilité du programme thermique avec l'acier inoxydable chirurgical. Avant la stérilisation, un contrôle visuel de l'intégrité des cupules est indispensable : toute déformation, fissure ou bord ébréché impose le retrait de l'instrument du circuit, car un bord irrégulier représente un risque de perforation canalaire. La stérilisation s'effectue à la vapeur d'eau saturée en autoclave, cycle standard 134 °C, dans un emballage adapté permettant la traçabilité. Le stockage se fait à l'abri de l'humidité résiduelle, en position protégée pour éviter les chocs sur les cupules. La durée de vie de l'instrument dépend de la fréquence d'utilisation et du respect rigoureux de ces étapes ; un contrôle de la rigidité de la tige doit être effectué périodiquement pour détecter toute fatigue métallique.

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